• Pour les proches de bipolaires !!! Comment l'aider ???

    En tant que maladie qui affecte les émotions, le trouble bipolaire influe aussi sur les relations affectives. Et celles-ci, à leur tour, jouent un rôle plus qu’important dans l’évolution du trouble. Si la relation avec son partenaire se passe bien, si son entourage affectif est harmonieux et plein de compréhension, tout va beaucoup mieux que dans un environnement stressant ou chaotique.

    Le partenaire d’une personne bipolaire joue un rôle fondamental dans l’acceptation et le contrôle de la maladie. Les personnes souffrant de trouble bipolaire peuvent avoir des moments d’isolement, ne pas avoir envie de communiquer, et même, se montrer désagréables ou ne pas valoriser ce que leur partenaire fait pour eux. C’est quelque chose de difficile à comprendre, il est donc très important de bien s’informer sur la maladie et de savoir clairement ce que vous pouvez faire pour aider votre partenaire.

    Que puis-je faire pour mon partenaire ?

    Partager la vie d’une personne atteinte de trouble bipolaire ne signifie pas que vous devez vous occuper d’elle. Ni que vous deviez mettre votre vie au second plan. Bien au contraire : beaucoup des choses que vous pouvez faire n’impliquent pas d’arrêter de vous occuper de vous. Voici quelques éléments qui sont, selon nous, les plus importants :

    - aidez à reconnaître les symptômes. Qui mieux que vous, qui le voyez chaque jour, pour vous rendre compte avant toute autre personne de ce qui se passe. Avec un peu d’expérience vous apprendrez à reconnaître les symptômes et aiderez ainsi à éviter des crises et des rechutes.

    - soyez une source d’information pour le médecin. N’oubliez pas que le médecin évalue votre partenaire de manière sporadique, mais que c’est vous qui vivez avec. Il est dont très important que vous connaissiez parfaitement la maladie et le traitement.

    - évitez la surprotection. Une personne atteinte de trouble bipolaire mène -la plupart du temps- une vie complètement normale. Il n’y a donc aucune raison que vous limitiez son autonomie et sa responsabilité quand elle est dans un état stable.

    - évitez les critiques. Souvent sans s’en rendre compte, nous avons tendance à être plus critiques et moins prévenants avec les personnes dont nous sommes le plus proches. Les compagnons ont parfois tendance à être très critiques parce qu’ils considèrent que certains symptômes sont feints ou parce qu’ils ont l’impression que le malade n’y met pas suffisamment du sien pour récupérer.

    - observez sa conduite. Sans entraver son autonomie et son indépendance, en épisodes de manie ou de dépression, il peut être nécessaire d’accompagner la personne la majeure partie du temps, prévenant ainsi des conduites à risque.

    - supervisez la prise de traitement. En règle générale, ce n’est pas nécessaire quand la personne est en phase stable. Mais cela devient recommandable pendant les épisodes aigus.

    - utilisez les moments d’humeur stable pour discuter et développer les plans que vous avez en tête.

    Comment prendre soin de moi ?

    Il est tout aussi important que vous preniez soin de vous et que vous ne négligiez pas vos propres besoins. Cela ne veut pas dire que vous êtes égoïste. Au contraire vous prenez des forces pour mieux accompagner et comprendre votre partenaire.

    Voici quelques conseils pour commencer ce travail :

    - analysez et valorisez vos sensations et émotions, sans ressentir de culpabilité. Oui, vous avez le droit d’être fatigué, énervé, triste. N’essayez pas de cacher vos émotions, acceptez-les et cherchez des solutions.

    - cherchez de l’aide parmi vos amis et dans votre famille. Le monde ne peut pas reposer sur vos seules épaules. Il est bon d’avoir quelqu’un avec qui vous pouvez vous parler et partager vos préoccupations et vos inquiétudes.

    - prenez du temps pour vous. Il est important que vous trouviez des moments de liberté pour déconnecter complétement. Encore mieux si vous y arrivez tous les jours. Essayez de trouver une activité qui vous motive, vous relaxe, et recharge vos batteries.

    Soutenir et accompagner une personne souffrant de trouble bipolaire dans les moments les plus difficiles peut être stressant. C’est quelque chose de compliqué, pour lequel il faut être préparé. Il n’existe pas de recette miracle pour éviter la souffrance, mais oui, vous pouvez l’affronter. Les solutions ? Beaucoup d’information, de patience, et bien-sûr, beaucoup d’amour

     

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  • Commentaires

    1
    LE JEAN Nicky
    Jeudi 18 Juin 2015 à 22:55

    Bonsoir Flosoph, par le pur des hasards j'étais en train de regarder mes mails et il en est arrivé un autre mais de qui ?.. bien sur de toi et de ton blog avec un nouvel article très bien écrit pour l'entourage des bipolaires car il est vrai que ce n'est pas toujours facile à vivre et comprendre ces troubles de l'humeur qui peuvent changer d'une minute à l'autre, j'espère que beaucoup de nos partenaires, familles, amis ou autres qui en connaissent au moins un de bipolaire te lira et suivra tes excellents conseils et surtout ne pas croire comme quelqu'un de très près de toi (ton père) que c'est une maladie inventée par les psychiatres !! nous avons aussi des grands moments d'angoisse parfois pour rien ou peu de choses et beaucoup d'autres troubles qui sont effectivement difficile à gérer nous mêmes et encore plus pour l'entourage, l'amour sincère et véritable et très partagés avec une bonne compréhension sans pour autant nous infantiliser y fait beaucoup mais je regrette beaucoup malgré que nous sommes entièrement autonomes et que que très souvent nous menons une vie tout à fait normale nous avons besoin de personnes conciliantes et très bien compris par notre maladie qui existait bien avant nous par un autre nom mais souvent beaucoup de personnes que je rencontre n'ont jamais entendu parler de notre maladie alors qu'il y a de plus en plus d'émissions à la télé et des informations sur le net de la bipolarité ou quand je dis que j'ai des hauts et des bas on me répond mais tout le monde en a ou physiquement vous avez l'air tout à fait d'aller très bien et je passe mon chemin sans plus d'explications à ces pauvres mécréants même ma fille qui a toujours su ce que c'était me dit que je me cache derrière ma maladie !! et c'est elle la première qui m'a diagnostiquée maniaco dépressive quand elle avait 20 ans et je lui ai répondu "je sais que je suis maniaque" et elle à nouveau de me dire "cela ne veut pas dire cela" car elle a fait beaucoup de psychologie et lit énormément de livres se rapportant à cela et j'aimerai tant qu'elle te lise mais je vais lui prêter ton livre "Le jour ou j'ai su" pour réagir mieux avec moi, je comprend que pour l'entourage c'est vraiment très ardue à nous comprendre car nos réactions sont surprenantes et surtout très changeantes moi même je me dérange Flosoph mais chapeau encore pour ce nouvel article et je te félicite encore pour tes écrits si bien tournés et bien sur ta cuvée de mai 2015 qui est ton livre.

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