• Le génie des bipolaires !!!

    On dit souvent que l’intelligence rend fou ou que la folie rend intelligent. Ce qui n’était qu’un mythe nourri par les vies de Nietzsche, Van Gogh ou Althusser, est aujourd’hui confirmé par des données scientifiques. Les troubles psychiques, notamment la bipolarité, se retrouvent en effet plus fréquemment chez les gens disposant d’un quotient intellectuel et d’une créativité supérieure à la moyenne.

    C’est une étude menée par une équipe écossaise qui permet de tirer cette conclusion. Les chercheurs ont comparé deux données sur un échantillon de 1881 personnes du même âge. D’un côté, leur QI à l’âge de 8 ans, de l’autre, leur propension à présenter des troubles maniaco-dépressifs à l’âge de 23 ans.

    Le rapport révèle une certaine corrélation entre les deux phénomènes étudiés. Chez les 10% de jeunes ayant le plus de prédispositions aux troubles psychiques, le QI moyen est supérieur de 10 points à celui des 10% d’enfants les moins susceptibles de subir les conséquences de la bipolarité.

    Daniel Smith, professeur à l’université de Glasgow et directeur de l’étude, a commenté ses résultats pour le journal anglais The Guardian : « Il y a quelque chose dans les gènes causant les désordres mentaux qui pourrait s’avérer un avantage. ». Pour lui, l’intelligence semble donc fleurir au-dessus d’une activité mentale instable. « Il est possible que de sérieux troubles du comportement, comme la bipolarité, soient le prix à payer pour disposer de qualités d’adaptation comme l’intelligence, la créativité et la maîtrise verbale ». La folie, vue comme décalage d’une personne par rapport à l’ordre social, peut donc aussi tracer des voies pour l’évolution humaine.

    Une autre étude, réalisée en Islande, avait déjà donné des conclusions analogues. On y apprenait que les personnes bipolaires se rencontrent plus souvent dans les milieux artistiques, domaines où la créativité s’épanouirait le plus. Chez les peintres, écrivains, musiciens et danseurs, il y aurait 25% de chances supplémentaires de trouver les gènes impliqués dans le développement de la bipolarité que chez les agriculteurs, travailleurs manuels et commerçants.

    Kari Stefansson, président de DeCODE, la société à l’origine de ces travaux, avait expliqué ses conclusions dans le journal Nature Neuroscience au moment de leur parution: « Pour être créatif, il faut penser différemment. Quand on est différent, on a tendance à être considéré comme étrange, fou, voir même malsain ». L’apport de l’équipe écossaise semble donc confirmer cette tendance de la recherche et consolider la croyance tenace selon laquelle les artistes et les intellectuels sont bien souvent aux confins de la folie.

    Cependant, comme Daniel Smith l’explique, si une corrélation existe, le mécanisme n’a rien d’automatique. Avoir un fort QI ou des capacités créatives n’est pas synonyme de folie. Ce sont des raisons exogènes qui fragilisent l’individu : « Un fort Qi n’est pas un facteur certain de la bipolarité. Mais peut-être que les gènes qui confèrent l’intelligence peuvent s’exprimer à travers des troubles dans un contexte d’exposition à d’autres facteurs de risque ». Il pourrait donc s’avérer nécessaire de protéger, sans brider leur créativité, les enfants concernés par ce risque.

    Puisque le trouble bipolaire touche 1% à 2% de la population mondiale selon l’OMS, il constitue un problème majeur de santé publique. L’organisation la considère comme l’une des dix maladies les plus coûteuses et incapacitantes dans le monde. Les personnes touchées connaissent un taux de mortalité trois fois plus élevé que celui de la population générale. Le risque suicidaire est notamment majeur, avec un pourcentage de 10 à 15% chez les patients non traités. Moins grave mais tout aussi problématique, ce trouble peut causer la désocialisation des personnes atteintes. Les coûts directs et indirects de cette maladie sont ainsi évalués à plusieurs milliards d’Euros.

    Mais au-delà de la question purement sanitaire, cette étude nous révèle que parmi nos plus brillants éléments, se cachent aussi des gens à la frontière de la folie. Susceptibles d’assumer des fonctions de commandement ou de direction, ces personnes font subir l’enfer à leurs subordonnées et collègues. Alors, si votre patron a des sautes d’humeur inexplicables, ne vous inquiétez pas, c’est sûrement la preuve de son intelligence.

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  • Commentaires

    1
    Nicky
    Mercredi 25 Novembre 2015 à 20:27

    En regardant toutes les célébrités bipolaires aussi bien dans le domaine politique que peintres, poètes, écrivains, compositeurs musiciens, acteurs et comédiens et scientifiques et philosophes j'ai été très surprise par le nombre important de bipolaires et dont certains je l'ignorais totalement mais de là Flosoph me prendre pour un des leurs j'en suis tout de même loin bien que j'ai un sens très créatifs moi aussi comme beaucoup de nous bipolaires et à 15 ans dans un service d'adolescent de Neuropsychiatrie dans un grand hôpital Parisien "La Salpétrière" on m'a fait mon QI et que pour cela que je reprenne les études moi qui les avait abandonnées à l'âge de 14 ans car cela ne me branchait pas du tout, j'étais d'une nature trop dissipée voire même insolente déjà à l'époque avec les Professeurs, faut il que je me compare avec tout les génies bipolaires, pour mon avis personnel je ne préfère pas que cela me monte à la tête et que mon égo en prenne un coup !! La princesse Diana première femme du Prince Charles d'Angleterre décédée à Paris dans un accident de voiture j'étais loin de l'imaginer ainsi qu'une de mes idoles de jeunesse Ray Charles, Peter Gabriel, Marlon Brando il fallait s'en douter par son instabilité auprès des femmes par le nombre important de femmes qu'il a eu dans sa vie.   Mais quand je regarde les posts et les photos de mes amis(es) bipolaires et que je les analyse comme un psychothérapeute que je ne suis pas il est vrai que beaucoup par leurs répliques ou confidences révèlent une forte capacité créative et forme d'intelligence au dessus de la moyenne des autres personnes et c'est pour cela que parfois n'étant pas ordinaire on nous prend pour des fous à l'imagination débordante d'ailleurs en H.P. j'ai connu des patients et patientes devenus(es) complètement fous et ayant eu dans le passé une très haute profession et interné depuis des années comme un ancien professeur de mathématiques qui faisait encore des maths ou de l'algèbre sur un morceau de papier sur une table toute la journée, certainement dans sa mémoire il se rappelait de certaines choses de sa profession. mais ce n'était pas spécialement un bipolaire mais ayant une pathologie bien plus importante !! donc à force de vouloir apprendre on peut devenir complètement dément.  Les neurones sont plus que fatiguées pour enregistrer tout le savoir en fait Flosoph.

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