• Douance et bipolarité !!!

    Je suis tombé sur cet article qui me fait penser que beaucoup de bipolaires seraient surdoués et de nombreux surdoués seraient bipolaires !!! Il y a donc beaucoup d'espoir !!! On peut aussi noter des similitudes car les bipolaires comme les surdoués sont hypersensibles, incompris...

     

     

    La douance peut-elle être considérée comme un facteur de risque pour le développement de pathologies psychiques? Comment démêler ce qui relève de la douance et ce qui est lié plutôt à des troubles psychologiques voire psychiatriques (voir critères du DSM IV par exemple) ? Quel est le diagnostic différentiel? Quelles sont les confusions et imbrications possibles ou fréquentes ?

    Arielle Adda

     

    Il y en a des quantités, les personnes douées sont hypersensibles et leurs réactions sont souvent amplifiées, exagérées, surprenantes donc à première vue et illico assimilées à une pathologie. Pour les enfants l’exemple le plus frappant serait la phobie scolaire, ou soit disant telle, et pour les adolescents et les adultes la « dépression » qui a de multiples causes justifiant pleinement cette baisse de l’humeur. Le nombre de troubles bipolaires détectés chez les personnes douées va croissant, ce qui est plus que suspect. Le besoin de mettre dans une catégorie ce qu’on ne comprend pas très bien est parfois délétère.

    Clotilde Beylouneh

     

    Ce diagnostic différentiel – si tant est qu’on puisse parler de diagnostic – devra justement être opéré par le professionnel. La douance n’est pas associée en elle-même à tel ou tel trouble psychique, mais il existe des modalités spécifiques de rapport au monde, dont certaines peuvent provoquer des troubles, lorsque la douance n’est pas prise en compte. De même, ces modalités doivent être comprises par le psychologue, qui aurait tôt fait sinon de les assimiler à des symptômes. A l’inverse, il existe un danger qui consiste à se référer à un Q.I. très élevé, voire à une conviction non validée d’être surdoué, pour masquer l’existence d’un véritable trouble psychique. En effet, les surdoués n’ont pas le monopole de la souffrance ou du sentiment d’être différent. Pour cela aussi, le bilan psychologique spécialisé est nécessaire.

    Perrine Vandamme

     

    Bonne question… D’où le travail que je mène actuellement ! Un risque anxieux, un risque de dépression d’épuisement, un risque d’inhibition ou addictif pour faire écran aux sur-stimulations ?

    Il y aurait une étude sur le risque plus important de devenir bipolaire si on est HPI. Mais toujours pas retrouvée ! Le HPI fait à mon avis seulement caisse de résonance des troubles psychiatriques , avec des tableaux plus marqués, parfois franchement inquiétants à première vue, mais d’évolution bien plus favorable, à condition de tenir compte de la donnée HPI. Si on passe à côté, on risque des prises en charges non optimales, l’escalades thérapeutiques, une succession d’échecs.

    La question du diagnostic différentiel se pose à mon avis pour les patients un peu trop rapidement qualifiés de « bipolaires » type II (« hypomaniaques » de base, avec des décompensations dépressives), parce qu’ils sont hyperdynamiques et toujours en mouvement, et qu’ils font des épisodes dépressifs d’épuisement.   

    Partager via Gmail Yahoo!

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :