• Bipolarité et suicide !!!

    Trouble bipolaire et risque suicidaire

    C’est la pathologie psychiatrique associée au plus fort risque de décès par suicide. On estime que 20 % des personnes ayant un trouble bipolaire décèdent par suicide. S’ajoute la mortalité liée aux maladies somatiques (alcoolisme, addictions, mauvaise hygiène de vie, diabète…). Une personne bipolaire non traitée aurait une espérance de vie inférieure de 20 ans à celle de la population générale.

    15 à 20 % des personnes souffrant d’EDC commettent un suicide (OMS, 2001). Le taux annuel de suicide est 4 fois plus élevé chez les personnes souffrant de trouble dépressif que chez celles atteintes d’un autre trouble psychique, et 30 fois plus élevé que dans la population générale.

    Il est important de savoir que :

    • Les personnes suicidaires ne veulent pas nécessairement mourir, mais souhaitent avant tout mettre fin à une souffrance devenue insupportable.
    • La majorité des personnes ayant des idées de suicide ne feront pas de tentative.

    Les facteurs de risque suicidaire sont :

    • la sévérité de l’épisode ;
    • l’association d’autres troubles psychiatriques (alcoolisme, trouble de la personnalité) ;
    • et certains symptômes dépressifs (réveil précoce, désespoir, perte de plaisir ou d’intérêt).

    La présence d’idées suicidaires doit a priori être considérée comme un facteur de risque. Les hommes, les personnes ayant des antécédents familiaux de suicide et les personnes âgées ont aussi un plus grand risque suicidaire.

    Origine des troubles bipolaires

    On situe l’origine de la dépression dans des expériences infantiles de perte, de souffrance et d’échec. Il existe une vulnérabilité génétique : une personne dont le parent de premier degré est atteint a 10 fois plus de risque de développer un trouble bipolaire. Les événements de vie (divorce, séparation, problèmes professionnels ou financiers…) et les stress répétés (surmenage, manque de sommeil, perturbation des rythmes sociaux et biologiques), sont des facteurs précipitants. Mais leurs effets dépendent aussi de facteurs complexes, psychologiques et biologiques.

    Le modèle théorique actuel est biopsychosocial, avec interactions complexes entre vulnérabilité génétique, modifications des systèmes de régulation du stress sous des influences environnementales diverses.

    Le retard au diagnostic augmente le risque de suicide et celui d’évolution vers des cycles rapides (plus de 4 épisodes dans l’année, plus difficiles à traiter) Ce retard peut augmenter la durée des épisodes et les risques de complications (dépenses excessives, dettes, troubles du comportement, conséquences des abus de substances associées).

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  • Commentaires

    1
    Nicole LE JEAN
    Samedi 14 Février 2015 à 08:25

    Cet article Flosoph est tout à fait véritable et l'authenticité des faits de suicides sont effectivement bien plus importants lorsque le diagnostic est retardé, moi même avant 1998 même déjà diagnostiquée dépressive mélancolique je n'avais jamais eu envie de passer à l'acte et fin 1997 l'idée m'est venue avec la grande souffrance que j'avais du mal à supporter et je me doutais de ma bipolarité en prenant déjà des thymorégulateurs et en janvier pratiquement le jour ou ma mère est décédée je commençais ma première tentative et lavage d'estomac, hospitalisation en médecine et HP, 2ème tentative 7 avril, troisième le 28/04/98 avec 2 jours de coma chez moi avec escares à la malléole du pied gauche hanche gauche et à la tête, paralysie générale du tronc sciatique gauche dont j'ai encore aujourd'hui en 2015 les séquelles par mes orteils paralysés, il est vrai que j'y avais été de plus en plus fort j'avais avalé un cocktail de 60 cachets (antidépresseurs, régulateurs, somnifères, anxiolytiques) réanimation et à nouveau HP pendant 3 mois plus rééducation fonctionnelle, balnéo, 5 ans de kiné, et atèle à la jambe gauche !! à ma fille qui a pleuré toutes les larmes de son corps les médecins du service de réanimation lui avait dit "il est peu probable que nous puissions la sauver" et dernièrement très étonnée de savoir que chez les personnes âgées le taux de suicide était important alors que je pensais plutôt aux jeunes voire même les adolescents surement par la solitude !! le stress est un véritable facteur de certaines maladies psychiques tout à fait car je suis toujours très stressées et aussi les deuils, pertes d'emploi et ruptures, divorces, dépôt de bilan, et surtout génétiquement ou survenue d'une enfance maltraitée, donc nous n'y sommes pour rien nous ne faisons que subir et survivre car bien sûr maintenant j'aime trop la vie pour recommencer, comme tout le monde raisonnable j'attendrai patiemment mon heure même si je souffre moralement mais surement pas physiquement car j'espère que d'ici la la loi de l'euthanasie sera votée en France sinon j'irai en Suisse ou ailleurs.

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